Spéculation et revente de pièces Sezane: nos petits conseils

Ceux-ci n’engagent que nous (encore et comme toujours), car au final, chacun fait bien ce qu’il veut. Mais bon… on va quand même vous donner notre avis sur le marché spéculatif Sézane!

1/ L’Engouement
Le principal souci vient du fait que les pièces sont en quantité limitée, que seul Sezane en connait le nombre, et que parfois il n’y a même pas toutes les tailles proposées. Bref, depuis toujours Sezane joue avec le stock pour créer l’envie et la demande. Le truc dingue dans cette histoire c’est l’engouement pour certaines pièces comme la jupe Nelly ou la robe Armelle. Elles déchainent les passions et pourraient être côtées en bourse tellement leur valeur fluctue – à la hausse la plupart du temps, qu’on s’entende bien 😅 (au moins pour le moment!) Cela crée aussi de la frustration et donc potentiellement une opportunité de business…

2/ Revendre plus cher
C’est tentant d’acheter une pièce et de spéculer dessus. Mais déjà, faut être sûre de son coup: comment miser sur LA pièce, celle que toutes les nanas vont s’arracher ? Car on n’a que 14 jours pour être remboursée chez Sezane… Les réactions des groupes facebook suite à la présentation des lookbooks permet de se faire une première idée. Et c’est une question de flair aussi. Nous avons une Sezanette comme ça, la nana qui va repérer LA pièce et de loin. Bon la différence, c’est qu’elle l’achète et qu’elle la garde. 🤣 Sa garde-robe Sezane est à pâlir d’envie. On vous en fait d’ailleurs un peu profiter sur Insta !
Attention, il ne faut pas se faire d’illusion, la revente reste du petit profit : revendre la nouvelle Pierro à 100€ vs 85€, c’est pas ça qui va payer les impôts ! Ainsi qu’une sacrée organisation : le temps passé à shopper LA pièce, faut être ponctuelle, en plus d’avoir l’oeil et gérer la logistique des paiements et des envois. Le tout en évitant les escroqueries/désagréments que l’on connait : mauvaise foi de l’acheteuse, colis qui se perd…

3/ Le cas des Archives et de la BS
Acheter des pièces pour les revendre plus chères alors qu’il y a un vrai problème de stock, c’est pas hyper fair. Mais le faire quand les pièces ont été achetées à prix bas, genre pendant les Archives ou à la BS et les mettre dès réception sur les plateformes de revente comme V. à 30/50% plus cher : voilà, voilà…

4/ Le timing
Bah oui, quitte à vouloir se faire un peu d’argent, attendre un peu semble plus crédible et un peu moins grillé. Kikou toutes les chemises Pierro Inès qui fleurissent juste après les archives sur V. à 100€! Ou les Low Élise au prix fort ou encore la robe G-Kero baigneuses à 30 balles plus cher. Dans 1 ou 2 mois, les filles les voudront toujours autant et vous aurez le bénéfice du doute.

5/ Les prix
C’est la loi de l’offre et de la demande, blablabla lit-on souvent. Oui et non. Quand on voit les tarifs affichés pour certaines pièces, c’est l’hallu ! Genre un Clark d’il y a au moins 3 ans en bon état mais pas nickel à plus à 200 balles, la bonne blague 😂 Le pire c’est les pulls. Le concept d’acheter un pull d’occasion me depasse tout court déjà. J’en parlerai à mon hypnothérapeute/psy/acuponcteur à l’occasion. Mais voir un Barry ou un Gaspard déjà porté au prix du neuf est totalement blasant…

6/ Le verdict
Oui, certaines pièces partent à des prix exorbitants, genre la jupe Nelly fleurs bleu rouge ocre à 250€. Cela veut bien dire que certaines sont prêtes à payer. Mais les Sezanettes ne sont pas toutes nées de la dernière pluie et n’hésitent pas à demander la facture d’achat avant de valider une transaction juste après les Archives notamment. On est – un peu – rassurée sur l’avenir de l’humanité, ou à défaut sur celui des Sezanettes!

M.S.

CRASH-TEST : et comme on est des dingos, dans le cadre de ce billet, on a même testé la revente d’une pièce Archives plus chère que son prix inital… Résultat de l’expérience dans un prochain article !

5 réflexions au sujet de « Spéculation et revente de pièces Sezane: nos petits conseils »

  1. Tous ces comportements ne sont surtout pas dans l’esprit que la marque a voulu avoir au départ…remember « les composantes »!

  2. Je revends mes articles sezane à 50 ou 60% de rabais. La seule chose que j’aie vendue au prix d’achat était la combi Bennie rose dans une taille épuisée, et que je pouvais encore m faire rembourser.
    Je ne m’enrichis pas avec mes sapes, ça me permet juste de limiter la casse financière pour acheter plus souvent. Et surtout, de vendre vite, avec un prix juste: il est rare que je ne vende pas dans la journée.

    Bref, je vends comme j’aimerais que les autres sezanettes vendent.

  3. je ne comprends pas comment les ruptures de stock ne vous lasse pas ? les pièces sont jolies mais chères, on trouve les mêmes dans des boutiques multi marques tenues par des femmes stylées , en moins cher, et sans cette prise de tête … les vêtements sont rarement photographiés en totalité, les photos sont superbes mais le vêtement en lui même une fois reçu n a que rarement ce truc exceptionnel qui le fera justement devenir une pièce indispensable à notre dressing . C est une marque qui a mon sens s adresse à de jeunes filles prêtes à dépenser trop pour ressembler à une image, qui ne connaissent pas encore leur style, et ne sont jamais rentrées dans une boutique multi marques ni ne savent prendre indépendamment des risques : c est peut être ça ce que les sezanettes paient à sezane à travers ses prix exhorbitants. Que la marque vive bien et fasse vivre du monde c est bien, mais cette frustration permanente n est pas à la hauteur de l engouement suscité par les réseaux sociaux

    1. Difficile de vous contredire… 😅
      La marque s’est construite sur les pièces limitées et la frustration fait partie de l’histoire (et de la stratégie marketing j’imagine!) de Sézane.
      On a tendance à être comme vous, méfiante des photos: filtres; poses de mannequin étranges (genre, elle est assise sur toutes les photos, on ne voit jamais son dos, elle se tient toujours penchée…😓); ou encore mettre plusieurs bijoux/objets sur une seule et même photo font partie des habitudes de mise en scène. Je pense que c’est la raison du succès des groupes Sézane sur les réseaux sociaux: on peut voir les essayages, sur différentes morphologies, avoir les conseils en matière de taille avant de se ruiner, etc. Pour Sézane, c’est tout bénéf’: c’est un vivier de clientes fédéré en communautés qui s’auto-gèrent, s’auto-fidélisent et s’auto-influencent ; un laboratoire incroyable en terme de satisfaction client et d’innovation marketing grâce aux retours constants et immédiats des sézanettes sur ces mêmes groupes.
      Les sézanettes ont souvent cette image de petite fille gâtée (et oui, c’est vrai, franchement, y en a plein). Ceci dit, après avoir multiplié les échanges avec plusieurs d’entre elles, j’ai réalisé que parmi elles, il y avait de nombreuses personnes actives -voire hyperactives – , des mamans débordées, des personnes isolées (géographique, en terme de santé, etc.), bref, des profils très différents qui avait une chose en commun: « no fuck*!$ time » ou impossibilité physique pour enchainer les boutiques. Donc je crois que vous avez raison, il y a de la facilité à compter sur Sézane pour se looker. La force de la marque réside aussi dans sa capacité à décliner des pièces sur un même modèle. En matière de « basics » (chemise, gilet, pull, robe portefeuille, …) – qu’on la veuille blanche, noire, bleue, à fleurs ou à cœur – une fois que vous connaissez le modèle qui vous va, vous pouvez commander les yeux fermés. Sézane propose des classiques qui durent et qui se remettent d’année en année. (donc pratique aussi pour les radines qui n’aime pas le shopping )
      Pour résumer:
      *Quand on ne voit pas la pièce dans sa totalité sur la photo, y a anguille ;
      *Si tu n’habites pas près d’une boutique Sézane (pour essayer), compte sur la communauté ;
      *Si tu veux du Sézane, t’as intérêt à te lever tôt (et être organisée 🤣)
      *Les bonnes affaires, c’est pendant les soldes Archives ; Du Sézane 2 fois par an, c’est la bonne dose de raisonnable, nan ?!

      bon courage Amélie ! 😉

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